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Bailleul : Un carnaval un peu spécial cette année : « On est très en sécurité »

Extrait de l'article de VDN
Par A. V. | Publié le 26/02/2017

C’est sûr, cette édition du carnaval de Bailleul est un peu particulière avec les importants dispositifs de sécurité mis en place dans le cadre de l’état d’urgence. Pas de quoi contrarier la fête pour autant. Celle-ci a battu son plein ce dimanche et se poursuit jusqu’à mardi.

01. La ville est bien gardée ?
VRAI.

Lors des temps forts du carnaval, comme pour le cortège d’hier, l’accès au centre-ville ne peut se faire qu’en six points où sont positionnés des agents de sécurité. Ils sont 25 d’une société spécialisée à être déployés aux différentes entrées. « Deux hommes et une femme à chaque point de contrôle», indique Thierry Buttez, coordinateur pour cette société.
Des fouilles ont été opérées systématiquement. Depuis samedi, on y a eu droit à chaque cortège, mais aussi à l’entrée de la salle des fêtes pour le bal de la reine ou encore à l’entrée de l’église, pour la messe des carnavaleux. Ce sera encore le cas mardi, pour le dernier cortège. Notons enfin qu’à chacune des entrées ont également été positionnés des blocs de béton.

02. Cet aspect sécuritaire confère-t-il à la fête une ambiance particulière ? OUI ET NON.

On a bien constaté ce dimanche, lors du cortège, une présence accrue des forces de police. Certains policiers ont même intégré la parade, à cheval. Des militaires, des agents de sécurité, des agents de surveillance de la voie publique mais aussi les membres de la Philanthropique, société organisatrice, complètent ce dispositif qui avait l’air de plutôt bien fonctionner.
« C’est un peu différent de d’habitude mais on est content qu’il y ait tout ça. On se sent en sécurité », faisaient valoir Sandrine et Carole, venues faire la fête entre copines. « C’est sûr qu’il y a des contraintes à respecter mais on est en état d’urgence, alors on comprend », répondent Thérèse, Marc et Jean-Claude, du groupe des Guignols Van Belle. « On est très en sécurité », s’amusait l’abbé Janin, lors de la messe, ce matin.
Au demeurant, une fois qu’on a passé les points de contrôle et qu’on arrive au cœur de la fête, on retrouve la même ambiance que l’on connaît.
Les ingrédients sont là : des chars colorés, de la musique, des chorégraphies, des confettis… « Pour nous, c’est un cortège comme les autres. C’est 50 chars qu’il faut faire coller au mieux », glissait de son côté Gilles Blaevoet, président de la Philanthropique.

03. Les habitudes ont-elles été bousculées ?
SANS DOUTE UN PEU.

Il a fallu composer avec certains changements. Le plus gros, c’est le report du cortège du vendredi soir au lendemain. Certains fidèles du carnaval ont pu avoir l’impression qu’il y avait moins de monde.
Le dimanche, c’est la bénédiction des chars qui a été supprimée. Pour autant, l’église Saint-Vaast était pleine à craquer pour la messe des carnavaleux. Et ce, même s’il a d’abord fallu patienter un peu, la fouille des sacs ralentissant le passage.
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L’édition 2017 est, enfin, l’une de celles où l’on aura le plus… marché. Le centre-ville étant inaccessible en voiture, il a parfois fallu chercher loin les places de stationnement. Mais ça, c’est un peu vrai pour tout carnaval.